Portrait de Laurent Gheller
Interview

Laurent Gheller « Bloquer ses émotions c’est comme essayer de bloquer sa circulation sanguine, ça n’a pas de sens et c’est dangereux »

Laurent, c’est clairement la personne la plus atypique que j’ai rencontré depuis que j’évolue dans le milieu de la médecine intégrative. Notre échange était très inspirant et j’en ai retenu beaucoup de choses. J’espère que cette interview vous plaira autant qu’à moi. N’hésitez pas à me laisser un commentaire pour me dire ce qui vous a le plus touché dans cet échange…

Laurent, pourrais-tu te présenter comme tu le souhaites ?

« Je m’appelle Laurent, je vis entre la Suisse et la Colombie.

Ça fait 7 ans que je vie en Colombie. J’y ai créé un centre de médecine intégrative où il n’y a pas de compétition entre les médecins et les thérapeutes. Les malades viennent, sont évalués par une personne et sont distribués sur le circuit ou adressés à la personne optimale. Notre objectif absolu est de redonner le pouvoir aux gens. On réactive ce pouvoir d’auto-guérison que l’on a tous en nous.

Pour ça on a développé notre propre laboratoire : un laboratoire de médecine anthroposophique. On travaille avec les communautés indigènes d’Amazonie. On a créé des relations de confiance avec les indigènes et on étudie leurs us et coutumes. Ces communautés sont en bonne santé : ils n’ont pas de bipolarité, pas de schizophrènes, pas d’Alzheimer. On s’interroge sur leurs habitudes, leurs coutumes…

Notre propos est de diffuser ces savoirs. L’objectif est d’aider les gens à se reconnecter à cet état de conscience amplifiée à travers la nature.

Aujourd’hui je diffuse ma mission à travers le monde. »


Parle-moi de cette mission :

« Rassembler les savoirs ancestraux et permettre à chaque corps de métier – de médecine conventionnelle ou alternative – de travailler en synergie.

Dans mon centre de médecine intégrative on a du reiki, de la naturopathie, de la psychologie holistique, des médecins, …

A l’extérieur de ce centre, on accompagne des gens avec des programmes d’accompagnement pour qu’ils se reconnectent à leurs émotions. On se sert des « plantes maitresses » pour travailler en profondeur. Le but est de les libérer de tous les événements passés qui les empêchent de vivre à la bonne fréquence. Ce sont des plantes adaptogènes. »


Qui sont les gens qui viennent au centre ou qui suivent les programmes ?

« En Colombie, ce sont plutôt des gens désespérés. Ce sont ceux pour qui la médecine conventionnelle n’a pas trouvé de réponse. Généralement ils arrivent en imaginant qu’il leur reste 3 mois à vivre. On leur redonne de l’espoir et ils trouvent la force de changer pour retrouver la santé. C’est la magie !

On travaille alors sur le terrain, la cause émotionnelle et aussi sur le plan physique pour aider le corps à retrouver la santé. On fait prendre conscience aux gens que derrière une manifestation physique il y a une origine émotionnelle. En travaillant sur l’origine on maximise les chances que ça ne revienne pas. On fait alors de la vraie prévention. »


Peux-tu me parler de ta casquette de kinésiologue ?

« La kinésiologie c’est un mélange de médecine chinoise et de chiropraxie. Ça veut dire que chaque problématique a une composante émotionnelle, mentale et chimique.

A travers Tatwa on a rajouté la composante spirituelle parce que nous sommes plus que la somme de 3 dimensions. Pour nous, 2 maladies identiques peuvent venir de 2 sources différentes. Donc pour chacun on aura une approche différente. »


Qu’est-ce qui t’a amené à ce métier multiple ?

« La maladie ! J’ai fait un burnout. Du jour au lendemain, ma vie n’avait plus de sens. Je ne dormais plus, j’étais ultra stressé. Je ne pouvais plus.

A la base j’ai étudié le droit à l’université et j’étais ingénieur de système ! Et puis je me suis pris le mur…

Alors j’ai été voir des thérapeutes alternatifs. J’ai trouvé fascinant l’espoir que ça m’a donné, la force de vouloir trouver une réponse. Ils n’ont pas réussi à résoudre mon problème. Pourtant, j’ai continué à chercher.

Et un jour je me suis retrouvé en Allemagne dans un séminaire pour devenir thérapeute. A la fin de ce séminaire, j’ai ressenti une force, j’ai senti que j’avais un cœur ! Pour un ingénieur, homme, italien, élevé dans le catholicisme ce n’était franchement pas évident !

J’ai ressenti une connexion et je me suis dit : c’est bon ! C’est là que j’ai étudié la médecine quantique.

Puis, j’ai voyagé en Colombie, j’y ai rencontré celle qui est devenue mon épouse. Dans le même temps j’ai rencontré un médecin qui m’a demandé de former toute son équipe. Puis, le frère de mon épouse a été intéressé par ce que je faisais. Il avait un centre de médecine tout seul. Alors on a monté une structure ensemble et depuis je vis en Colombie une bonne partie de l’année. »


Quel conseil aimerais-tu diffuser au plus grand nombre ?

« J’aimerai dire aux gens qui pensent qu’ils font les bonnes choses que tout est bon et tout est mauvais en excès. Je parle de ceux qui se complémentent au max, qui boivent des jus de fruits toute la journée en pensant que ça leur fait du bien. Il faut faire des choses en pleine conscience. Donc si je considère que des aliments vont me faire du mal, je vais créer plus de souffrance.

Cela implique d’arrêter de consommer en mode automatique. Il faut commencer à être conscient de ce que l’on fait et de se demander : est-ce que c’est vraiment bon pour moi ? »


Pour toi l’émotion est au cœur de ta pratique ?

« Absolument. La racine du mot hemo c’est le sang, la vie. Dès le moment où l’on bloque une émotion c’est comme si on essayait de bloquer notre circulation sanguine. L’émotion c’est la vie, ce sont des sécrétions hormonales. Il n’y a pas de bonnes ou de mauvaises émotions. Ce sont des flux qui nous permettent de savoir si on est aligné avec ce que l’on a dans le cœur. Dès le moment où on les utilise comme des guides dans notre vie, on est transformé. On est beaucoup plus dans le lâcher-prise, dans le moment-présent. On accepte que quoi que ce soit puisse arriver.

En Anglais Emotion signifie énergie en mouvement. C’est dire comme les émotions doivent vivre en nous, bouger. En essayant de bloquer ce mouvement, ça se répercute sur nos organes. Une émotion non exprimée affecte un organe spécifique. Donc cet organe ne bénéficie plus de son plein potentiel. »


Peux-tu nous donner un exercice que l’on peut reproduire facilement pour libérer nos émotions ?

Oui, j’en ai un vraiment très simple ! C’est un exercice que je propose systématiquement dans mon programme d’accompagnement. Je te montre mon outil [Il prend sa chaussure et me la montre devant la caméra].

Au début je rigole. Puis, il m’explique :

« Imagine une situation où mon boss me fait une critique que je n’apprécie pas du tout, que je trouve injuste et me met en colère. Mais je ne peux pas vraiment m’énerver parce que cette personne a le pouvoir de me virer. Donc j’ai peur.

Dans ce genre de situation, je peux tout simplement aller aux toilettes, prendre ma chaussure, et commencer à lui raconter que je déteste mon boss, que c’est qu’un con et que ce qu’il dit est totalement absurde et injuste ! Je peux libérer toute ma colère dans cette chaussure. Bref, je vide dans ma chaussure tout ce que je ressens. Puis, je la remets, je sors des toilettes et je me sens libéré. Et en plus, je peux marcher sur mes émotions. Principalement je l’exprime, d’abord j’ai l’air bête mais dans les toilettes personne ne me voit et ça soulage. Je ne recommande pas spécialement aux gens de nommer leurs émotions, ils n’en sont souvent pas capables. Le principal c’est de ressentir où elle se situe, où on a une gène au niveau du corps, et de la faire sortir. »

Aurais-tu une citation ou un mantra qui te guide ?

« Détends toi, rien n’est sous contrôle », et une seconde pour les gens qui sont peut-être en difficulté aujourd’hui : « La rivière perce le rocher non pas par sa force mais par sa persévérance ».

Vous pouvez retrouver Laurent sur ses comptes Instagram : @Laurentgheller et @Tatwamedicine

Pensez à lire ma dernière interview si le sujet des émotions vous touche également : Florence, praticienne en hypnose

2 Comments

    • Samuel

      Merci inifiniment pour le partage qui est très inspirant. Laurent est très humain dans ses propos et c’est rassurant de voir que des gens sont traités de telle manière.

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