Florence Brodu
Non classé

Florence Brodu, praticienne en hypnose : « Vous avez le droit d’être qui vous êtes »

Florence est praticienne en hypnose depuis moins d’un an. Pourtant ce que l’on ressent en la rencontrant c’est qu’elle allait forcément croiser le chemin de la médecine douce un jour ou l’autre. En effet, Florence a pour mission de vie d’aider les autres à être libre, à s’épanouir. Après avoir choisi une carrière de professeure, elle comprit que son intention n’était pas de tenter de sauver l’éducation nationale et sa rigidité mais d’aider individuellement les personnes qui en ressentaient le besoin.

C’est ainsi que l’hypnose s’est imposé progressivement à elle, ce qui lui a permis d’aligner enfin ses valeurs et sa carrière. Elle a choisi de pratiquer l’hypnose SAJECE que je ne connaissais pas, c’est pourquoi j’ai proposé de l’interviewer pour qu’elle puisse nous expliquer ce qu’elle fait.


Bonjour Florence, je suis ravie de te rencontrer aujourd’hui, merci infiniment d’avoir répondu positivement à mon invitation. Accepterais-tu de te présenter comme tu le souhaites ?

« Je suis Florence Brodu, praticienne en hypnose depuis un peu moins d’un an à Lyon. J’exerce à Lyon dans un cabinet pluridisciplinaire et à distance en visio.

A la base, j’étais professeure dans un collège. Mon ambition était d’aider les adolescents à élargir leur champ des possibles. Mais au fur et à mesure de mon expérience je me sentais de plus en plus impuissante pour leur venir en aide.

J’en ai fait un burn out. Et plutôt que de m’orienter vers les antidépresseurs, j’ai cherché des solutions dans les médecines parallèles. J’ai expérimenté pas mal de choses : la sophrologie, l’hypnose, l’acupuncture, le shiatsu … beaucoup de choses !

Mais en fin de compte, mon travail ne correspondait plus à mes idéaux. Je me sentais de moins en moins alignée avec ce que je faisais. Pour moi la situation que je vivais devenait absurde. A partir du moment où j’ai appris lors d’une formation de neurosciences que l’être humain ne pouvait pas apprendre dans ces conditions et que de coller des étiquettes sur des enfants ne les aiderait jamais, ma situation n’avait plus de sens. Je me suis alors tournée vers ce qui m’avait le plus parlé : l’hypnose. Être praticienne en hypnose m’offre un million de plus de liberté et d’efficacité. »


Peux-tu m’expliquer avec tes mots ce qu’est l’hypnose ?

« Pour comprendre l’hypnose, il faut comprendre ce qu’est l’inconscient. L’inconscient ça correspond à tout ce qu’on fait de manière automatique, comme des programmes qui sont préenregistrés dans notre cerveau. Ce sont des programmes que l’on intègre en observant les adultes autour de nous, par l’acquisition (par mimétisme). Cet inconscient est à l’origine de 90% de nos pensées. Ces pensées fabriquent nos comportements, nos émotions, nos choix et nos addictions.

Lorsqu’une personne est placée en état d’hypnose, son inconscient peut piocher dans mes histoires thérapeutiques, les suggestions qui lui permettront de transformer les croyances négatives en croyances positives. Ainsi que d’évacuer les émotions bloquées. Ce sont les deux leviers de transformations de l’hypnose Sajece. »


Praticienne en hypnose, tu pratiques une technique bien spécifique qui s’appelle SAJECE. Qu’est-ce que l’hypnose SAJECE ?

« Je me suis formée à Cholet par la créatrice de la méthode : Camille Griselin. Elle-même a été formée à l’hypnose Ericksonienne. Avec son expérience, elle a créé sa propre méthode en se basant sur ce qui fonctionnait le mieux et en apportant quelques modifications.

C’est une technique très douce parce qu’elle est non-directive.

On ne vient jamais imposer quelque chose à une personne, on ne lui fait que des propositions, des suggestions. On raconte des petites histoires et à l’intérieur de ces histoires il y a des suggestions que l’on formule pour l’inconscient. »


 Peux-tu me donner un exemple pour que ce soit plus parlant ?

« Par le passé j’ai eu une relation très émotionnelle avec l’alimentation. J’avais des comportements un peu addictifs, un peu biaisés par l’émotion. Il y a des comportements qui viennent de l’enfance.

En fait, ma maman avait un rapport difficile au corps et a beaucoup dit qu’elle n’arrivait pas à maigrir. Du coup, en tant qu’enfant j’ai enregistré :

  • maigrir = impossible ou très difficile mais aussi maigrir = très important.
  • Pour maigrir = « se priver » par rapport aux autres qui n’ont « pas ce problème-là ».
  • Craquer = je suis une mauvaise personne.

Pour déconstruire cette croyance, il a fallu reprogrammer mon cerveau pour qu’il enregistre que mon corps est naturellement fait pour revenir à son état d’équilibre. Que la nature est bien faite et que si je m’écoute, il reviendra toujours à sa norme.

En transformant ces croyances-là et en prenant conscience des émotions qui m’amenaient à manger, mon rapport à l’alimentation a complètement changé. »


Peux-tu m’en dire un peu plus sur le rapport que nos comportements ont avec les émotions qui nous traversent ?

« En fait, on juge nos émotions. Etre triste, être en colère sont des émotions que l’on qualifie de négatives. Par conséquent, on se prive ou on se punit de les ressentir. Donc on se dit qu’on va manger un truc pour surtout ne pas avoir à ressentir ces émotions. On nous apprend à ne pas aimer nos émotions. Mais une fois qu’on commence à déconstruire tout ça, on se rend compte que ça ne fait pas de nous une personne fragile ou moins bien que les autres.

Au contraire, se laisser prendre par l’émotion, que ce soit la tristesse ou la colère et la ressentir permet de l’évacuer et d’en retirer un apprentissage. »


Sur quoi travailles-tu dans ce cas ?

« Un point ultra central dans ma pratique de l’hypnose c’est l’enfance. Les blessures qui nous amènent à avoir des réactions disproportionnées ou des comportements qui nous dérangent viennent majoritairement de l’enfance.

Pour te donner un exemple, avoir moins de goûter que son frère peut être un drame dans la vie d’un enfant (ici, une blessure d’injustice). Et on l’enfoui au fond de soi-même parce qu’enfant on ne peut juste pas gérer cette émotion. L’adulte n’en a même pas conscience. Du coup, quand à notre tour on est adulte, certaines situations viennent réactiver des blessures de l’enfance.

En soignant ces blessures, on stoppe des schémas répétitifs et on arrête de reproduire des choses qui nous font souffrir. »


A l’image des dentistes qui recommandent à tous de se laver les dents après chaque repas. A l’image de moi qui recommande à tous de manger des aliments bruts, de saison, variés et non transformés. Quel serait ton conseil que tu aimerais donner au plus grand nombre ?

« Vous avez le droit d’être qui vous êtes. Vous avez le droit de ressentir des émotions. Vous avez le droit d’avoir besoin de repos. Vous avez le droit de dire non. »


Aurais-tu un conseil pratique à nous proposer ?

« Ecrivez les émotions que vous vivez sur une feuille de papier.

Ecrire l’émotion ça permet en quelques sortes de la sortir de soi, de la déposer et de bien l’identifier. Ça soulage.

Concrètement, prenez une feuille de papier et un stylo, commencez par « Je suis triste » ou en colère ou toute autre émotion. Le reste suivra, ça coulera tout seul.

C’est très important ensuite de déchirer la feuille. Comme ça on est sûr que personne d’autre ne le lira et on se sent plus libre de TOUT écrire. »


Vous pouvez retrouver Florence sur son site internet : https://www.florencebrodu.fr/

Et sur ses réseaux sociaux : Instagram : https://www.instagram.com/florence.brodu/

Youtube : https://www.youtube.com/channel/UC0IZoFX49IHoaNPCNf8_9DA


Naturopathe à Compiègne et en distanciel, je suis spécialisée en diététique et en gestion des troubles du sommeil. Diplômée depuis mai 2021, j’exerce mon activité en visio. Je suis également détentrice d’une carte professionnelle d’activité de remise en forme me permettant d’accompagner les Compiégnois.e sur une reprise sportive bien encadrée. Cliquer ici pour en savoir plus


3 Comments

Leave a Reply

Your email address will not be published. Required fields are marked *

Call Now Button