Femme mangeant des pop corn
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L’alimentation émotionnelle : les clés pour y remédier

Premièrement, qu’est-ce que l’alimentation émotionnelle ?

L’alimentation émotionnelle est l’envie de manger, subite et incontrôlable, que l’on souhaite satisfaire immédiatement sans faim réelle.

Il en existe 3 types :

  • L’alimentation pansement : c’est lorsque, dans notre enfance, on nous a consolé grâce aux gâteaux ou sucreries. « Allez, je te donne ce biscuit et tu arrêtes de pleurer OK ? », qui n’a pas entendu ça ? Quand on devient grand, ça continue. A chaque fois qu’on est triste ou qu’on est malmené on va se décharger sur le paquet de gâteaux.
  • L’alimentation compulsive : c’est quand on veut éviter de penser à quelque chose qui nous dérange. On préfère se remplir puis culpabiliser. C’est un sentiment que l’on connait bien, que l’on maitrise et qui est parfois plus agréable ou plus gérable que l’émotion que l’on doit ressentir. C’est un peu comme essayer de cacher un éléphant sous le tapis !
  • Les aliments diabolisés : c’est lorsqu’on se met plein d’interdits et qu’on décide de classer les aliments sur une échelle de valeur allant de « healthy » à carrément interdit. Soit parce que « ça fait grossir » ou encore parce que « c’est mauvais pour la santé ». On mange souvent ces aliments en cachette pour essayer de garder une certaine contenance et on n’écoute plus du tout ses sensations de faim au repas suivant. La personne prend son repas alors comme si de rien n’était même si elle s’est gavé de ces aliments “interdits” juste avant.

Toutes ces formes d’alimentation émotionnelle se distinguent de la gourmandise par deux points qui leur sont commun : d’abord la culpabilité. Quand on se fait vraiment plaisir par une bonne pâtisserie le weekend ou qu’on fête quelque chose et qu’on en profite pleinement c’est de la gourmandise. L’autre point c’est que c’est toujours lié à des émotions désagréables : le stress, la tristesse, la colère, l’ennui, le dégoût…

Sachez que ce comportement concerne chacun d’entre nous un jour ou l’autre avec des fréquences extrêmement variables !

Donc, comment faire face à l’alimentation émotionnelle ?

Avant tout, il faut regarder au niveau de son alimentation. Peut-être qu’on ne mange pas assez, qu’on est en plein régime restrictif et qu’on a vraiment faim. Un rééquilibrage alimentaire fonctionnera très bien sur les personnes qui ont tendance à diaboliser les aliments et qui ne mangent tout simplement pas assez.

Ensuite, parfois il faut juste les accepter. Une énorme fatigue, une semaine harassante, des emmerdes à n’en plus finir, et si ça pouvait nous faire du bien ? Il faut savoir une chose importante : notre faim et nos émotions sont gérés dans la même zone dans notre cerveau. Alors que notre volonté se situe dans une autre zone donc gérer une crise d’alimentation émotionnelle est une chose très difficile.

Alors que faire ?

Le mieux est de travailler en prévention ! Il existe plein de méthodes pour mieux gérer ces pulsions caractéristiques de l’alimentation émotionnelle.

Et pour y répondre, j’ai fait appel à Prêle Loiseau, naturopathe spécialisée en gestion du stress et des émotions.

Je lui ai posé quelques questions :

Bonjour Prêle, peux-tu me présenter tes spécialités STP ?

Bonjour Gwenola ! Je suis naturopathe et conseillère agréée en fleurs de Bach. J’accompagne les personnes qui veulent prendre en main leur santé en réduisant les facteurs de stress. En atteignant un équilibre émotionnel, on arrive toujours à diminuer les troubles physiques. Et je m’émerveille à chaque fois des capacités d’auto guérison qu’on peut mobiliser !

Quand je t’ai parlé d’alimentation émotionnelle, tu m’as tout de suite répondu que tu connaissais une technique pour ça qui donne de bons résultats :

Oui, j’utilise la régulation émotionnelle Tipi pour accompagner les “mangeurs émotionnels” qui veulent changer leurs comportements alimentaires. C’est plus connu sous l’ancien nom de méthode Tipi.

Très intéressant, en quoi ça consiste ?

Dans le cas de l’alimentation émotionnelle, il s’agit de mettre en lumière les émotions en lien avec ce problème comportemental. En régulant ces émotions, le comportement se modifie et par la suite on n’a plus besoin de lutter contre ces pulsions. Les mécanismes de compensation, diabolisation ou compulsion que tu décris ne se manifestent plus.

Peux-tu nous décrire comment se déroule une séance ?

Les séances se déroulent toujours de la même façon. Le point de départ d’une séance est de décrire un exemple concret vécu récemment où la difficulté s’est manifestée. Ensuite le professionnel Tipi accompagne la personne par des consignes très précises qui permettent de déclencher en elle un processus physiologique naturel de régulation émotionnelle. En quelques minutes, l’émotion qui poussait à un comportement d’alimentation émotionnelle est résolue. Bien sûr, étant donné qu’il n’y a généralement pas qu’une seule émotion déterminante, il faut faire plusieurs régulations.

A quel moment de sa vie peut-on s’aider de la régulation émotionnelle Tipi ?

Tout le monde a la capacité innée de réguler ses émotions. C’est physiologique. Il suffit d’apprendre à déclencher cette capacité en soi, quand elle ne se met pas à l’œuvre naturellement avec le temps. Il existe des formations Tipi pour apprendre l’autonomie émotionnelle, à partir de l’âge de 2 ans !

Dans le cas de l’alimentation émotionnelle, si l’on est formé à l’autonomie émotionnelle, on peut réguler ses émotions et il y a souvent un impact positif indirect sur le comportement alimentaire. Mais cela ne suffit pas toujours. Il faut alors faire appel à un professionnel formé spécifiquement à “Tipi psycho somatique“, pour faire des séances en accompagné. Ces séances sont accessibles à partir de l’âge de 10 ans. Elles se font en différé, c’est à dire après avoir vécu une situation dans laquelle ce comportement s’est déclenché. Car comme tu le soulignes dans cet article : “gérer une crise d’alimentation émotionnelle est une chose très difficile”. Ce qui est difficile en tout cas, c’est de le faire seul et sur le moment même.

Combien de séances faut-il prévoir ?

Il faut un minimum de 3 séances. On ne peut pas savoir à l’avance combien de séances supplémentaires seront nécessaires, car chaque personne est unique dans son lien émotionnel à la nourriture. Certains compensent beaucoup leur stress grâce à l’alimentation, d’autres cumulent plusieurs moyens de se soulager (sport, tabac, écrans…).  Il faut poursuivre les séances jusqu’à ce que les émotions négatives générant une alimentation émotionnelle ne soient plus actives.

Je suis impressionnée par la courte durée d’une séance, pourquoi ça marche ?

Tout simplement parce qu’on parle peu ! On ne règle pas un problème émotionnel par le mental. Tu l’expliques d’ailleurs très bien au début de cet article : ce ne sont pas les mêmes zones du cerveau. Au mieux, on peut calmer, c’est à dire baisser l’intensité d’une émotion en se raisonnant. Et encore, ça ne fonctionne pas toujours !

Avec la régulation émotionnelle Tipi, il ne s’agit pas de calmer, mais de résoudre les causes profondes des émotions. L’intellect ne permet pas cela, il faut passer par le corps. Aujourd’hui les consignes mises au point par Luc Nicon, fondateur de l’association Tipi qui forme les professionnels, sont issues d’années de recherche et d’expérimentation. Le processus physiologique de régulation émotionnelle est déclenché en quelques minutes grâce à ces consignes optimales.

Souhaites-tu ajouter quelque chose ?

Oui. Si vous souhaitez expérimenter cette approche pour venir à bout de vos comportements indésirables, alimentaires ou autres, assurez-vous de choisir un professionnel certifié par l’association Tipi. C’est la garantie pour vous d’un accompagnement thérapeutique en toute sécurité !

Article co-écrit avec Prêle Loiseau, vous pouvez retrouver son site internet en cliquant sur le lien suivant : CLIQUEZ ICI.


Naturopathe à Compiègne et en distanciel, je suis spécialisée en diététique et en gestion des troubles du sommeil. Diplômée depuis mai 2021, j’exerce mon activité en partie au chalet de Jaux et en partie en visio. Je suis également détentrice d’une carte professionnelle d’activité de remise en forme me permettant d’accompagner les Compiégnois.e sur une reprise sportive bien encadrée. Cliquer ici pour en savoir plus


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